Donner aux autres, le principe de la solidarité

Bruno vous invite à lire une extrait de son article, intitulé “donner aux autres, le principe de la solidarité”.

Nous pouvons comprendre ceux qui pensent et disent qu’ils paient trop d’impôts, que c’est injuste, que c’est toujours les mêmes qui en bénéficient. C’est de l’égoïsme avec une part de vérité. Le socle universel français est basé sur la solidarité entre les hommes et les femmes, les adultes et les enfants, les actifs et les aidés, les malades et les biens portants, et avec les personnes âgées. L’égalité impose à chacun de bénéficier des mêmes droits que l’autre. La base de la solidarité, du philanthropique vient des valeurs universelles de générosité introduite dans la Bible.

Donner aux autres est important et commence, outre par aider les pauvres dans la rue, à les aider à sortir de la rue, mais également à contribuer aux financements de l’action publique. N’oublions pas qu’« Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » (Actes 20.35). Même les philanthropes y trouvent un intérêt et du bonheur. En donnant une partie de leur fortune, ils développent leurs activités et augmentent leur fortune et leurs bénédictions. Ceux qui sont radins perdent la vie par égoïsme.

« En règle générale, quand on donne de l’argent à une personne dans le besoin, on attend quelque chose en échange : qu’elle cherche un travail, prouve qu’elle le dépense correctement ou qu’elle a une vie saine. Bref, on a peur qu’elle fasse n’importe quoi avec. Sauf qu’en fait, c’est une erreur. Donner de l’argent sans contrepartie serait beaucoup plus efficace pour lutter contre la pauvreté. Et il y a au moins 3 raisons à ça. D’abord, les pauvres savent mieux que quiconque comment dépenser cet argent pour s’en sortir. Les expériences le prouvent, il est toujours utilisé à bon escient pour acheter de la nourriture, se former ou ouvrir un commerce. Et pas, comme certains pourraient le penser, pour acheter de l’alcool ou des cigarettes. Ensuite, cet argent profite à tout le monde. En effet, comme il est dépensé localement, il permet de faire vivre la communauté et augmente considérablement le niveau de vie. Enfin, donner de l’argent coûte moins cher que financer des programmes d’aide alimentaire ou sociale. »[source]

L’égoïsme primaire :

La solidarité finance les routes, les écoles, la sécurité, la justice, la défense et bien d’autres missions de notre quotidien.

Nous devons contribuer au système en fonction de nos possibilités[2] pour aider les autres et s’aider soi-même, la pauvreté engendre la violence, qui engendre des problèmes d’insécurité, qui engendre la peur ; alors qu’elle peut être résolue par de la bonne volonté et de l’argent pour construire des logements décents, offrir du travail, une éducation, apporter la nourriture et un revenu universel nécessaire pour financer la vie.
Dieu nous ordonne d’aider la veuve, l’orphelin et les pauvres, commandement repris par l’ancien et le Nouveau Testament, mais également dans le Coran. Nous devons manifester l’amour de Dieu aux autres, même aux plus démunis, car eux ont une richesse du cœur bien plus importante que toutes les richesses du monde.
Les Français sont généreux, ils donnent 7 milliards (avec contrepartie) aux associations, mais donnent gratuitement des vêtements, des objets du quotidien.

 

C’est notre regard à l’argent qui doit changer.

 

Si vous ne donnez pas d’argent à un pauvre, donner au moins un sourire et un bonjour, ce qui valorisera la personne et l’aidera aussi à vouloir sortir de la rue. Dans le cas contraire, nous pêchons, un pêché très grave aux yeux de dieu  (Jacques 1.27, 2 Corinthiens 8.11-15,  Proverbes 14.31, Proverbes 22.9, Psaumes 37:21, Matthieu 19:21, Marc 10:21, Luc 12:33, Matthieu 6:3.4) ; Proverbes 28:27 : « Celui qui donne au pauvre n’éprouve pas la disette, mais celui qui ferme les yeux est chargé de malédictions. »

Enfin, n’oublions pas que  « Le riche et le pauvre se rencontrent ; c’est l’Éternel qui les a faits l’un et l’autre. » (Proverbe 22.2). Aider le pauvre, c’est glorifier Dieu, car nous sommes tous à son image, pauvre, riche, valide, invalide, blanc, noir, etc.

Le Coran commande aux musulmans d’aider les pauvres. Ils doivent agir en permanence pour aider leurs prochains dans le cadre des « Sadaqat » (œuvres généreuses). « L’homme généreux est proche de Dieu, proche des gens, proche du Paradis, éloigné de l’Enfer. Et l’avare est éloigné de Dieu, éloigné des gens, éloigné du Paradis, proche de l’Enfer. D’ailleurs, un homme ignorant, mais généreux est plus agréable à Dieu, (qu’il soit exalté) qu’un dévot avare. » (Tirmidhi).

 

Enfin, « Mettre fin à la pauvreté est moins complexe que de la laisser se perpétuer comme le montre. […] Dans un essai stimulant, ce jeune Néerlandais de 28 ans affirme que l’instauration d’un revenu minimum garanti et d’une semaine de travail de 15 heures viendrait à bout des inégalités dans le monde. Son idée est très simple. On verse à chacun une somme mensuelle qui permet de payer les besoins de base : nourriture, vêtements, soins de santé, etc. Pas besoin de remplir une pile de formulaires ou de subir des entrevues. On distribue l’argent, sans condition. On donne ainsi à chacun la liberté de décider ce qu’il fera de sa vie ainsi que le privilège de refuser un emploi qu’il ne souhaite pas occuper, ce qui est actuellement le privilège des riches. […] Ce revenu universel ne doit pas être utilisé comme le souhaite le néolibéralisme économique pour remplacer les aides sociales existantes. Mais cette initiative doit aller plus loin comme le souhaite Bernard Friot pour le salaire à vie, ce revenu doit permettre aussi aux citoyens de décider de leur travail en toute liberté, d’avoir la propriété d’usage de l’outil de travail afin de faire des choix majeurs dans l’entreprise et la participation à la délibération des Caisses chargées de subventionner l’investissement à la place des banques.  Merci ! »[source] L’instauration d’un revenu universel serait une étape importante.

Aidez-nous à aider les autres, faites un don à nos associations

 

Source :

[2] L’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme stipule en effet que la « contribution commune » doit être « également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés »

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