L’agriculture ivoirienne

L’agriculture :

L’agriculture ivoirienne représente un élément très important de son économie (2/3 des emplois, 70% des recettes d’exportation).

Les agriculteurs traditionnels préfèrent cultiver les cultures de rente, que les cultures vivrières, alors qu’ils pourraient diversifier leurs revenus, reposer les sols, pérenniser et développer leurs activités.

Les agriculteurs actuels souffrent depuis de longues années de prix très bas à l’achat devant champ. Si ses producteurs se développaient dans l’agrobusiness avec une production améliorée, la garantie contractuelle d’un prix de vente (et donc d’une rentabilité minimale), des milliers d’entre eux sortiraient de la pauvreté.

L’agriculture ivoirienne subit une profonde mutation, à la suite du scandale de l’agrobusiness. Des milliers de personnes souhaitent investir dans le développement de terres agricoles, afin de percevoir des RSI, des bénéfices. Or, ils ne tiennent pas compte des conditions qui permettent d’arriver au versement des profits.

Le développement de l’agro-business ou la mécanisation de la production est inévitable ; il est donc indispensable de structurer la filière et d’apporter un cadre légal souple, peu contraignant afin de permettre son développement.

Si une majorité des agriculteurs transfèrent leurs productions du traditionnel vers l’agro-business, cela risque de poser un problème très important, avec une surproduction à terme qui pourrait ou non être absorbée par le marché direct ou indirect (transformation).

« L’agriculture représente d’importantes opportunités d’investissement dans des filières variées et à fort potentiel.»[source].

Il est plus simple de vendre une voiture, que de produire une récolte agricole, et encore plus difficile de garantir un rendement constant sur plusieurs années, sans tenir compte des contraintes techniques.

 

Le scandale de l’agro-business

L’honnêteté impose de dire la vérité. Oui, l’agriculture a un potentiel financier important, un moyen de faire du profit, tout en créant de la richesse, de l’emploi, et de répondre à un besoin communautaire (nourrir la population à moindre coût).

Mais pour y arriver, le parcours est long et semé d’embûche, qui ne peut être mis en œuvre par des amateurs, mais par des professionnels.

« Nous rappelons que pour percevoir un RSI, il faut des conditions, dont celui d’avoir une surface à cultiver, des semences, des plantations, une récolte et un circuit de commercialisation.

« N’oublions pas que l’or et l’argent (Aggée 2:8), la terre, l’eau et la pluie, les semences, les récoltes appartiennent à DIEU, lui seul à le pouvoir de changer les choses. »

L’auteur de l’Ecclésiaste (8:1) rappelle : «Qui est comme le sage, et qui connaît l’explication des choses? La sagesse d’un homme fait briller son visage, et la sévérité de sa face est changée.»

Il est important de rappeler que les rendements proposés sont possibles à la condition d’avoir les terrains cultivés, de sécuriser les contrats de location, de cultiver effectivement les terres, de préparer les récoltes, de récolter sans soucis (aléas climatique par exemple), d’avoir un rendement suffisant (exemple 50t/ha au minimum en Tomate, et un prix d’achat assuré). Ce point impose que les sociétés d’agrobusiness aient des garanties financières solides et puissent payer le prix fixé contractuellement, même en cas de baisse des cours, mais également de disposer de débouchés, d’acheteurs.

Enfin, l’économie ivoirienne a tout intérêt à accompagner le développement de ses activités, créateurs d’emploi, de richesse et fiscalement intéressant. »

 

La production agricole

La Côte d’Ivoire est un grand producteur agricole, qui pourrait faire mieux, avec une meilleure organisation et une mécanisation. Preuve en est, le développement de certaines filières comme le Manioc, le Riz, l’Anacade, etc….

La superficie du pays est de 32.250.000 ha, dont seulement 10 millions ha (40%) des terres cultivables sont cultivées. 90% des exploitations ont une superficie inférieure à 10 ha (la moyenne des exploitations est de 4 ha).

Au début des années 2000, la production vivrière était supérieure à 10 millions de Tonnes, occupait plus de 2,3 millions d’actifs et représentait un Chiffre d’Affaires supérieur à 800 milliards de Fcfa (8% du PIB). La production reprend progressivement des couleurs.

Des agriculteurs arrivent à faire des marges supérieures à 10 depuis plusieurs décennies, au gré du marché et de la production.

Nous souhaitons aider les exploitants agricoles utilisant des produits naturels et en utilisant des méthodes simples et efficaces de culture pérenne.

Mais également à réduire la destruction des forêts et de l’éco-système.

La foret ivoirienne par exemple à perdu 85% de sa surface en moins d’un demi siècle, que laissons-nous à nos enfants ?

Avec le concours de Kalune, nous avons lancé un programme d’accompagnement à une agriculture moderne et écologique dans la région de Toumodi en Côte d’Ivoire.

 

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