Le drame du chômage de masse en afrique

 

« Le chômage en Afrique, un véritable investissement à perte des parents. Si depuis l’école primaire en passant par les lycées et collèges jusqu’à l’université, le fruit de tout ce parcours doit être le chômage, cela signifie que pour être chômeur il faut fournir des efforts intellectuels et financiers : ce qui n’est pas normal. L’Afrique et ses réalités! Un continent où des diplômés (bac +1………5) dorment et se réveillent à midi, regardent la télévision et sont connectés sur les réseaux sociaux pendant toute une journée sans activité. Le chômeur c’est celui qui dispose de connaissances ou ayant acquis une formation lui permettant de travailler mais en quête d’emploi. Ce qui veut dire qu’il a investi en étudiant pendant plusieurs années et ce sont tous ces efforts qui sont souvent voués à l’échec. »[1]

Trop d’emplois sont informels, non déclaré et qui représente une grande partie de la richesse créer dans les pays africains, alors que le formel représente moins d’1/3 des emplois.

Trop de personne n’ont pas de travail officiel et travail dans l’informel pour des petits salaires (environ 30.000 Fcfa) alors que le salaire minimum garanti (SMIG) est souvent proche de  60.000 Fcfa) ce qui dans les deux cas ne suffit pas à loger, nourrir et payer les charges d’une famille.

Ces salaires misérables ne protègent pas le foyer, ne permettent pas de se nourrir correctement ou de se soigner, et plongent tout un peuple dans la précarité, la vraie. Près de 40% des enfants travailleraient pour aider leurs familles.

Des milliers de jeunes rentrent chaque année sur le marché du travail, alors qu’il n’y a pas de travail, que peuvent-ils faire ?

Il faut trouver du travail actuellement et dans les 3 ans qui viennent à plus de 100 millions de personnes, ce qui est un énorme défit ou nous verrons de plus en plus de pirogues partirent des côtes et de jeunes mourir ou être rapatrier après le refus des autorités Européennes de les accueillir.

Les jeunes préfèrent risquer leurs vies, dans l’espoir d’une vie meilleure en Europe, vendent leurs âmes en se prostituant, en volant les autres (brouteurs par exemple) ; alors qu’il y a un potentiel économique énorme pour celui qui veut relever le défi du développement économique de leurs pays.

Créons des emplois, donnons du travail, des logements, un accès à l’éducation et à la santé et la jeunesse restera chez elle.

 

Au Etats-Unis, l’Etat de la Caroline du Nord[2] a dans les années 80 conduit un programme de « formation professionnelle sur mesure » pour les candidats à l’emploi. Il forme les candidats selon les besoins et profits recherchés par les entreprises, tout en finançant parallèlement la formation continue des salariés en poste. L’Etat a également développé ses infrastructures et créer des zones industriels répondant aux attentes des entreprises. L’industrie était tournée à cette époque dans le textile et l’industrie du meuble avec un taux de chômage d’environ 4,5%.

Un exemple à suivre, tout comme celui des pays d’Asie qui ont, malgré les difficultés, une croissance soutenue, créateur de richesse et de pouvoir d’achat pour les habitants qui sortent de plus en plus de la misère. Ces pays attirent les investissements étrangers par la stabilité politique et économique, ne dépendent plus des fonds internationaux, le taux d’épargne est très important, plus qu’en Europe ou en Afrique et le taux de propriétaire est d’au moins 60%, voir 80% en Chine. Il est indispensable de se doter d’une industrie moderne qui pourra exporter vers la sous-région et le continent Africain dans son ensemble, puis vers l’Europe pour les produits textiles et agricoles.

Ce qui est frappant au Sénégal par exemple, c’est que des productions rentables comme le Caoutchouc ont été abandonné au profit de l’Arachide ou d’autres productions moins lucratives pour les exploitants.

 

 

Sources :

[1] extrait du livre “L’ AFRIQUE : VERS UNE NOUVELLE POLITIQUE DE DÉVELOPPEMENT” de Narcisse KOUDOUGNON

 

[2] « En Caroline du Nord, chômage, connais pas » d’Anne Viladie, in Capital de novembre 2005.

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